En marge d’un nouvel EP abouti (“Ludwigtory“) sorti fin avril 2025, le guitariste du duo électro-rock Stone Of A Bitch nous parle du matériel qu’il utilise aussi bien sur scène qu’en studio.
Guitares
En 2006, des potes m’ont fait découvrir le travail de François Calais (guitariste/luthier) et Jean-Louis Begnis (propriétaire de la fonderie JLB), les deux concepteurs niçois des guitares Zinc. J’ai essayé l’un des tous premiers prototypes et j’ai été scotché par la beauté et la résonance de l’instrument. J’ai appelé François pour lui commander immédiatement un modèle, en choisissant des pièces sur mesure : un manche de Stratocaster Dupont, des micros Duesenberg (un P90 Domino au manche, un PAF Grand Vintage au chevalet), et un vibrato Bigsby. Vu que sur scène je lâche mon instrument pour jouer de la Drum Machine ou des synthés, j’ai fait installer des strap locks Schaller. Cette guitare ne m’a jamais quitté depuis, sur scène comme en studio. On peut l’entendre majoritairement sur le premier album de Stone Of A Bitch et, bien sûr, à chacun de nos concerts. Elle est robuste, stable, et super confortable malgré son poids (4,7 kg : l’équivalent d’une bonne Les Paul Custom !). Ce que j’adore, c’est qu’avec ce corps en aluminium et cette caisse ouverte, je peux la jouer à vide et composer avec. Ce qui fait son unicité, c’est qu’elle fait partie intégrante autant du son que de l’image de Stone Of A Bitch. D’autant que la production est restée confidentielle, avec une cinquantaine de modèles fabriqués à ce jour.
Notre set oscille entre électro-rock et power-rock, je joue donc sur d’autres guitares, très différentes : une Fender Stratocaster US New American Standard, une Telecaster US American Vintage 1977 Custom et une Schecter Hellraiser Hybrid Diamond Series : toutes sont équipées de leurs micros d’origine, des actifs (EMG) sur la Schecter.
J’aime changer souvent de cordes, donc je prends des références relativement bon marché, principalement chez D’Addario, en 10-46 pour l’accordage standard et 10-52 pour celui en drop C#.
Amplis
Côté amplis, je joue sur des têtes au format lunchbox pour faciliter le transport et tout lampes pour ne pas compromettre la puissance. Sur scène, j’utilise principalement ma tête Engl Ironball, branchée dans un 2×12 EVH 5150. Elle dispose d’une sortie Line, avec un atténuateur de puissance et une load-box intégrés, ce qui permet différentes combinaisons pour la sonoriser.
Effets
Mon pedalboard contient une arme magique : la Ludwig’s Bitch, pédale boutique de la marque Sabelya, créée par notre ami Elias. Elle est équipée d’un double canal Overdrive/disto, avec un Boost intégré. J’utilise aussi une Zvex Fat Fuzz Factory pour les solos les plus crades. La place dans van de tournée étant une contrainte de chaque instant, j’embarque avec moi une DigiTech Drop pour varier les accordages et limiter le nombre de guitares. Enfin, au centre du dispositif, mon contrôleur MIDI qui permet d’orchestrer nos machines en live : déclencher les boucles, appeler des patterns… Format duo oblige !
Photo : © Matthieu Wassik

