ROBERT JON & THE WRECK – Shine A Light On Me Brother – (Autoproduction)

Après un cinquième album studio particulièrement recommandable, mais dont la sortie avait été quelque peu contrariée par la pandémie (“Last Light On The Highway“), Robert Jon et ses compères de jeu n’ont manifestement rien perdu de leur superbe. Le quintette californien remet le couvert avec “Shine A Light On Me Brother“, un nouveau disque aussi généreux qu’addictif, qui prolonge les belles dispositions de son prédécesseur tout en revendiquant une approche plus roots, avec une production qui laisse respirer les instruments et met l’accent sur l’authenticité.

Solidement ancré dans le classic-rock, le groupe ne se contente pourtant pas de dérouler une partition bien connue. Il convoque avec un plaisir communicatif les grandes heures de la soul et du R&B américain, le vrai, celui d’Otis Redding et consorts, voire de The Blues Brothers sur les parties cuivrées. Les guitares, elles, prennent volontiers la tangente du côté du southern-rock, avec quelques interventions de slide qui rappellent les belles heures de l’Allman Brothers Band. Un savoureux mélange de blues, de rock sudiste et de soul, servi par des compositions accrocheuses et un sens de l’interprétation qui ne doit rien aux tendances du moment.

“Shine A Light On Me Brother“ ne cherche pas à réinventer la grande histoire du rock, mais rappelle simplement, et avec un certain panache, pourquoi cette musique n’a jamais vraiment cessé de faire du bien.