Entre riffs maléfiques et hurlements d’outre-tombe, voici cinq hymnes pour célébrer Halloween comme il se doit, le volume poussé au maximum.
BLACK SABBATH
Black Sabbath
Difficile de trouver meilleur candidat pour ouvrir les portes de l’enfer. Dès les premières notes de cette composition fondatrice, Tony Iommi installe un climat de terreur avec son riff plombé, aussi sinistre qu’inoubliable. Cloches funèbres, orage menaçant, ambiance de messe noire et voix possédée d’Ozzy Osbourne : tout concourt à transformer ces six minutes en véritable bande-son d’un cauchemar éveillé. Plus de cinq décennies après sa naissance, ce titre demeure l’acte de naissance sonore du metal horrifique. Halloween peut commencer.
ALICE COOPER
Feed My Frankenstein
Le maître incontesté du shock rock ne pouvait évidemment pas manquer à l’appel. Avec Feed My Frankenstein, Alice Cooper convoque le célèbre monstre de Mary Shelley dans un grand numéro de hard-rock théâtral. Riffs musclés, refrain fédérateur et paroles délicieusement macabres : le chanteur américain connaît parfaitement les ingrédients d’une bonne séance d’épouvante. D’autant que son goût pour les mises en scène sanglantes et les créatures monstrueuses trouve ici un terrain de jeu idéal. Un classique taillé pour les soirées où les morts ont définitivement décidé de faire la fête.
MISFITS
Halloween
Avec un titre pareil, difficile de faire plus explicite. Figure tutélaire du horror punk, les Misfits ont littéralement fait de l’imagerie horrifique leur fonds de commerce, entre zombies, monstres de série B et références aux classiques du cinéma fantastique. Sur ce morceau emblématique, Glenn Danzig déploie son chant caverneux au-dessus d’une déferlante punk aussi primitive qu’efficace. Deux minutes et quelques secondes de riffs acérés, de mélodies accrocheuses et de fascination morbide. Pas besoin de déguisement sophistiqué ni de citrouille sculptée : les morts-vivants ont trouvé leur hymne officiel.
TYPE O NEGATIVE
Black No. 1
Quoi de mieux que Peter Steele pour accompagner une nuit passée entre cimetières et manoirs hantés ? Avec ce monument gothique extrait de “Bloody Kisses“, Type O Negative célèbre les sorcières modernes, le maquillage blafard et les amours lugubres avec un humour noir parfaitement assumé. Sa basse grondante, ses guitares massives et ses harmonies vocales funèbres composent un ensemble aussi romantique que macabre. Entre sensualité vampirique et second degré savoureux, le groupe new-yorkais signe une véritable ode aux ténèbres. La bande-son idéale pour séduire une créature de la nuit.
ROB ZOMBIE
Dragula
Direction le train fantôme version industrielle. Après avoir quitté White Zombie, Rob Zombie impose son univers horrifique avec ce titre au mécanisme bien huilé, extrait de “Hellbilly Deluxe“. Inspiré par l’imaginaire des films de monstres, le morceau mélange riffs métalliques, samples inquiétants, rythmiques martiales et refrains taillés pour les grandes messes du mauvais goût. Son groove démoniaque et ses sonorités électroniques évoquent autant les attractions foraines délabrées que les films d’épouvante des années 1950. Un concentré de grand-guignol parfaitement calibré pour faire danser les créatures de la nuit jusqu’au petit matin.

