Début février 2025, Bermud sortait “Oceans On The Moon“, un bel album fortement marqué par les 90’s, aux frontières de l’indie-rock et du shoegaze. Elliot Aschard, tête pensante du quatuor angevin (musicien, producteur et compositeur), nous parle des disques qui l’ont marqué.
Ton premier disque acheté ?
Elliot Aschard (chant/guitare) : Je crois que c’était un Best Of des Beatles. Je devais avoir 7 ou 8 ans quand il est sorti, j’étais tombé dessus à la FNAC et j’avais demandé à ma mère de me l’acheter. Et en rentrant, ça a été la révélation !
Quels sont tes albums de chevet ?
“Harvest“ de Neil Young. Je pense que je peux l’écouter en boucle toute la journée sans problème. Mais il y a aussi certains albums d’Elliott Smith que j’adore !
L’album que tu as le plus écouté durant la réalisation de “Oceans On The Moon“ ?
J’ai écouté beaucoup de choses, vu que la réalisation de l’album s’est faite sur plusieurs mois. Il y a eu de Sparklehorse, “Bird Machine“, un disque postum que je trouve vraiment top). Dans un autre genre, “Up On Gravity Hill“ de Metz, et notamment le titre Light Your Way Home, qui m’a beaucoup inspiré.
Quels sont les albums qui pourraient résumer ce mélange d’indie-rock et de shoegaze que l’on retrouve sur le deuxième album de Bermud ?
Difficile de répondre à ce genre de question… Weird Nightmare, projet solo de Alex Edkins (chanteur et guitariste de Metz) pourrait pas mal s’en rapprocher. Disons que j’essaie toujours de piocher juste un élément dans ce qui peut m’inspirer. Je crois que c’est ce qui permet de rester en dehors des styles et de pas être catégorisé comme un groupe de genre.
L’album que tu aurais rêvé de sortir sur ton label We Are Note Alone ?
Pour le moment, We Are Not Alone est vraiment minuscule. L’idée serait de faire des disques qui ne pourraient pas sortir autre part. Mais sinon, pour répondre à ta question, je dirai “Transfixiation“, de A Place To Bury Strangers. Ça part dans tous les sens, j’adore !
Ta pochette d’album préférée ?
“Double Negative“, de Low. À chaque que je vois cette pochette, je me dis qu’il y a un truc trop cool, assez difficile à décrire, mais qui fonctionne hyper bien avec la musique du disque… C’est la grosse classe !

Ton dernier disque coup de cœur ?
Sans hésiter, “Postindustrial Hometown Blues“ de Big Special. Franchement, c’est énorme : pur son, les morceaux sont dingues. Je l’ai vraiment écouté en boucle !
Photo : © Ameline Vildaer

