Six ans après son dernier long format (“Some Things Take Work“) et une restructuration de son line-up, Lower Slaughter revient avec un “Deep Living“ d’une imparable efficacité. Malgré les changements de personnel (départ de la chanteuse de longue date Sinead Young, arrivée d’un nouveau bassiste, l’ancien, Barney Wakefield, prenant le relais au chant), le quatuor britannique n’a rien perdu pour autant de son essence, oscillant toujours entre des riffs lourds à la mode sludge (Year Of The Ox, Deep Living) et des déflagrations sonores empruntées au noise-rock (Hospital Chips, The Bridge).
Ce qui frappe le plus dans ce bouillonnant troisième disque, c’est la volonté des protagonistes de réinventer leur son, tout en conservant cette violence viscérale des débuts, mais en la canalisant pour mieux la transformer en une nouvelle approche, parfois plus mélodique via quelques clins d’œil appuyés – et assumés – aux années 90 (The Lights Were Not Familiar, Goes Fast). Avec “Deep Living“, Lower Slaughter explore de nouveaux horizons sans renier ses racines et se fend d’un album mature à la dynamique savamment maîtrisée, qui ravira les fans de noise-rock décomplexé, au sens large du terme. Du pur bonheur dans le genre.

