RANDOM HEARTS – Past Tears, second extrait du futur album

Après la décharge émotionnelle de Crosswalk, Random Hearts a dévoilé Past Tears, un nouveau titre à l’énergie punk-rock qui confirme l’attention méticuleuse portée par le quatuor à l’art des mélodies qui collent à la peau. Un savoir-faire qui rend déjà “Love PTSD”, un premier album attendu le 20 février 2026, furieusement addictif.

Pour le groupe bisontin, Past Tears fait figure de morceau charnière. Sa genèse remonte à une époque où Random Hearts n’était encore qu’un duo, composé de Jean-Philippe Putaud (guitare/chant) et Rémi Grosbois (batterie). Le titre prendra sa forme définitive avec l’arrivée de Thomas Paris à la basse, dont les arrangements viendront rapidement solidifier l’ossature instrumentale. L’intention était claire : bâtir un morceau immédiatement accrocheur autour d’un riff simple, nourri par l’héritage de Rival Schools et Samiam.

Quelques semaines plus tard, l’intégration d’Hervé Bailly à la guitare scelle l’identité finale de Random Hearts, désormais quatuor, au passage enrichi de deux membres de Jack And The Bearded Fishermen. Past Tears sera également le premier titre enregistré au studio Plan A, un choix stratégique pour prendre rapidement ses repères et lancer la session sur de bonnes bases. Fidèle à son rôle de catalyseur, Christophe Hogommat (Basic Partner, Great Panic Roger, Wizard Must Die, Moonback Stage…) y apporte sa touche, notamment à travers un chant doublé finement suggéré, parfaitement en phase avec l’authenticité et l’efficacité émotionnelle du morceau. Résultat : l’un des titres les plus ouvertement emo de “Love PTSD”, où Jean-Philippe Putaud se livre sans fard, revenant sur un épisode douloureux et transformant la confession en exutoire.

« C’est un morceau qui me renvoie vers mon enfance, la séparation parentale que j’ai traversée, et l’héroïne qui en est ressortie : ma mère », confie Jean-Philippe. « La procédure de divorce a duré de nombreuses années alors que la situation se dégradait fortement entre mes deux parents et que la cellule familiale – déjà bien émaillée – explose. À l’instinct et avec le courage de fuir sans l’aide de personne, ma mère a alors tout fait pour nous extraire d’un milieu qui nous étouffait ma sœur et moi, et nous a probablement sauvé la vie, en un sens. Loin d’être récompensée, elle en a payé le prix fort : jugements négatifs, isolement et mise à l’index, sans parler d’une précarité avec laquelle elle aura dû apprendre à composer. »

Photo : © Thomas Dubois