Quelques mois après la sortie de “The Bitter Truth“, son dernier album en date, Vinceman revient sur certains disques qui ont forgé sa culture musicale et affirmé son identité artistique.

STONE TEMPLE PILOTS
Stone Temple Pilots
Le dernier album de Stone Temple Pilots avec Scott Weiland. Je sais qu’il n’a pas été simple à faire, mais il est pour moi la quintessence de ce que j’aime dans ce groupe. La production est absolument dingue, Scott est au sommet, et les sons de guitares, c’est juste un festival. Les frères Deleo sont pour moi le bassiste et le guitariste les plus sous-estimés de l’univers. Les compositions sont toutes de petits bijoux, avec une sensibilité très pop. C’est certainement l’album du groupe le moins grunge, mais le champ des possibles a une de ces gueules ! J’adore quand un disque va dans plein de directions et celui-ci le fait de manière magistrale.

DEAD SARA
Ain’t It Tragic
Ce groupe est certainement celui qui m’a le plus retourné ces dernières années. Les gens commencent à en entendre parler grâce au succès mérité de la chanteuse Emily Armstrong avec Linkin Park en ce moment. Cet album est le dernier en date, fait à la maison, avec plus de claviers que sur les albums précédents. Je l’ai écouté en boucle, comme les autres, il a été une des références au niveau du mixage pour le dernier album de Vinceman. Il faut tout écouter de ce groupe. Tout ce que j’aime y est : l ‘énergie post-grunge, la voix incroyable d’Emily, le gros son, tout en restant super organique, avec des compositions à toute épreuve, qui plus est avec des textes excellents.

BLACKBERRY SMOKE
The Whippoorwill
J’ai connu Blackberry Smoke avec cet album et je n’ai pas arrêté de suivre le groupe depuis. Il y a tout ce que j’aime de Blackberry Smoke dans ce disque : des compositions en béton, mélange parfait d’americana, de blues, de country et de rock ; des guitares vintage à souhait (Charlie Starr, quel tueur), des parties vocales parfaites et cette irrésistible envie de descendre quelques bières devant un barbecue avec tes potes, qui te prend dès le premier morceau. Ce groupe devient de plus en plus énorme d’album en album et c’est tellement mérité. Les concerts de Blackberry Smoke sont un régal de convivialité et de grosse tartasse à chaque fois.

FOO FIGHTERS
But Here We Are
Dave Grohl est mon héros et Taylors Hawkins était une de mes idoles. Sa disparition a été un énorme choc et je redoutais le fin des Foo Fighters. Je ne sais pas de quoi demain sera fait, mais on aura eu au moins cet album, qui est peut être le meilleur du groupe à mon avis. Arriver à tirer autant de beauté et d’émotions de ce double deuil est un petit miracle en soi. C’est un disque très varié, avec des morceaux rock bien punchy et des ballades hyper intimistes. Des choses qui sortent des sentiers battus, avec des titres à l’apparente évidence, comme Dave en a le secret (je suis jaloux quand j’écoute Under you). Cet album est une vraie réussite et surtout, le plus bel hommage que Dave pouvait rendre à Taylor et à sa mère.

GRACE POTTER
Daylight
Cet album, produit par Eric Valentine (un de mes producteurs préférés), le mari de Grace, raconte leur histoire d’amour. Chaque titre est un petit bijou, enregistré de manière la plus organique possible, où tous les instruments tissent un superbe écrin pour la voix incroyable de Grace. On est sur un registre blues, soul, rock aussi. C’est hyper bien composé et magistralement écrit pour ce qui est des textes. Des titres comme Every Heartbeat ou Release me retournent à chaque fois, pour des raisons différentes. Et que dire de Daylight qui clôt l’album, sorte de rencontre entre Janis Joplin et Led Zeppelin. Un album touché par… la grâce. Ok, elle était facile, mais justifiée !
Photo : © Sammy Krebs

