SLOMATICS – Atomicult – (Majestic Mountain Records)

Trio venu de Belfast et vétéran du genre, Slomatics a depuis plus de vingt ans bâti sa réputation à grands coups de riffs abyssaux et de voyages cosmiques qui n’ont rien à envier aux grands prêtres du doom, qu’ils soient actuels ou d’une autre époque. Les trois compères ont toujours eu cette capacité de transformer la lourdeur en élan et à faire de la répétition un rituel. C’est une nouvelle fois le cas avec “Atomicult“, un huitième album ô combien réussi qui a trouvé refuge chez Majestic Mountain Records, comme si le groupe avait décidé de passer à la vitesse supérieure en rendant sa musique encore plus monumentale qu’auparavant.

Dès les premières secondes, le décor est planté : guitares accordées au ras du sol tombant comme des blocs de granit, batterie martiale façon marche funèbre, et ce chant, mi-humain mi-incantatoire, qui s’élève comme un phare dans la tempête. Une cathédrale de sons, dont les pierres sont forcément lourdes et imposantes, mais traversée de-ci, de-là par quelques jets insoupçonnés de lumière dans les moments d’accalmie. Si Monolord, Torche (surtout pour le rendu sonore de la Fuzz) et, bien sûr, Black Sabbath occupent une place de choix dans votre discothèque, pas de problème, vous frappez à la bonne porte.

Avec “Atomicult“, Slomatics rappelle que le doom n’est pas qu’une simple histoire de saturation et de lenteur. C’est une expérience totale, un plongeon dans l’infini. Et dans ce genre d’exercice, les Irlandais seront de parfaits guides pour vous donner le vertige.