Du crade, du sale, du survitaminé : autant d’adjectifs pour décrire le garage-rock du groupe belge (dans lequel se sont aussi incrustés des Néerlandais) terriblement addictif, qui vous emporte à la manière d’une tornade sonique inarrêtable et doit autant au MC5 et à la surf-music qu’à certains morceaux de Jim Jones ou des Stooges, le tout avec une vraie identité ancrée dans l’urgence. “Hex“, troisième album de ces fous furieux, possède cet ADN sauvage (Soft Kill, Birds) et ce son à la fois vintage et saturé, qui lui offre un charme indéniable (Gentle Rain).
Ne cherchez pas l’originalité à tout prix. Appréciez juste ce moment endiablé livré par un groupe se nourrissant des classiques du genre, sans faire de chichi ni essayer de réinventer la roue, mais dont la maîtrise dans ce domaine met une claque à plus d’un combo déjà installé, qui se croit authentique grâce à un look soigné et l’utilisation de matériel d’époque hors de prix. “Hex“ est une bonne mandale qui sent le garage à plein nez, délivrée avec une vraie énergie punk, un soupçon de psycho, et un sens du riff suffisant pour ravir l’auditeur à la recherche d’un son authentique, harmonica compris. Pourquoi faire des détours quand on peut tout vous cracher dans la gueule de manière frontale ?

