Depuis sa formation en 2012 du côté de Stavanger, Kal-El évolue dans l’univers – cosmique – du stoner/doom où la science-fiction d’une autre époque y tient un rôle prépondérant. Avec ce sixième album, sans pour autant délaisser les riffs et autres figures classiques du genre, les Norvégiens se lancent dans un voyage marqué par des nuances plus contrastées et une dynamique volontairement plus maîtrisée que dans leurs précédentes réalisations. La lourdeur est toujours bien présente, comme la Fuzz, mais les protagonistes prouvent qu’ils savent aussi évoluer en apesanteur.
Astral Voyager, morceau-titre de plus de neuf minutes en ouverture, incarne parfaitement cette envie de glisser doucement vers une approche moins frontale (comprenez vers un heavy-rock plus texturé), avec toujours cette obsession intacte quant à la recherche du riff ultime. Chez Kal-El, on sait visiter d’autres territoires annexes, sans mettre en péril ses fondations. La tête un peu plus dans les étoiles, c’est certain (la ballade Cloud Walker et ses nombreuses références aux années 70). Le voyage interstellaire de la formation scandinave se conclut par un magistral Cosmic Sailor, véritable épopée spatiale sonore, épique à souhait, quelque part entre Greenleaf et Lowrider. Les dernières notes s’égrainent, le vaisseau norvégien s’éloigne dans un dernier tourbillon de Fuzz. The Captain (surnom du frontman du quintette) peut être fier de son équipage.
Mais point de générique de fin pour autant. Attachez vos ceintures, la mission Kal-El vers une autre dimension ne fait que commencer. Et le second volet de ce solide “Astral Voyager Vol. 1“ pourrait bien vous emmener encore plus loin. To be continued…

