JULIEN BITOUN – Bipolar Music – (Autoproduction)

Moins d’un an après la fin de l’aventure avec les Angels, une section rythmique qui l’a accompagné sur deux albums (“Big White Moon“ et l’excellent “Little Ones“) et un époustouflant EP en hommage à Hank Williams (“A Day with Hank Williams“), Julien Bitoun revient avec “Bipolar Music“, qu’il considère comme étant son « premier album solo assumé ». Le titre du disque fait bien sûr référence au thème du trouble bipolaire, qui est exploré tout au long des douze titres. Mais c’est aussi un clin d’œil à l’agencement des morceaux de l’objet pensé comme un vinyle, à l’ancienne. Ceux qui connaissent l’ami Julien ne seront pas surpris d’un tel choix, encore moins des références qui planent avec bienveillance sur l’album, de Neil Young à Jack White, en passant par Wilco, voire Built To Spill.

Deux faces, deux ambiances. L’une folk, l’autre rock (entre indie et garage), avec de la Fuzz à profusion pour la seconde, mais une approche similaire quant à l’ensemble : les musiciennes accompagnant le boss (Swanny Elzingre et Edith Séguier à la batterie, Cléo Bigontina à la basse) ont découvert les chansons au moment de les mettre en boîte, histoire de garder le processus le plus organique possible. Mission totalement accomplie. Enregistré sur bande par le fidèle Arnaud Bascuñana (Wampas, Deportivo, United Guitars, Captain Obvious…) au Studio 180 en une poignée de jours, “Bipolar Music“ est un disque brut et sans fioriture, ce qui ne l’empêche en rien d’être décoré d’arrangements subtils transpirant le bon goût (Broken Bones & Painkillers, le splendide Reaching Out, Diet ou encore le tubesque Locked Out). Acoustique ou électrique, qu’importe au final. Il n’y a pas de débat, juste un imparable constat : Julien Bitoun a réalisé un sacré bon album, avec la passion qui l’anime depuis toujours. Ou quand sincérité rime avec authenticité.