Originaire de Charleston en Caroline du Sud, mais portant le nom d’un état situé plus au Nord, Johnny Delaware, en bon nomade qu’il est, a fini par poser ses valises au Mexique où il vit aussi humblement que paisiblement. L’endroit idéal pour pondre de parfaites chansons d’americana à la fois simples et catchy, habitées par une vraie pudeur et une authenticité qui évoquent aussi bien America, les artistes issus de Laurel Canyon que Dylan LeBlanc, pour ne citer que quelques exemples. Un son qui lui permet de prendre un peu de recul avec Susto, groupe d’alternative country dans lequel il joue depuis quelques années déjà.
« Para Llevar », qu’on pourrait traduire par « à emporter » est le disque d’un baroudeur solitaire, d’une beauté évidente, dont la quasi-intégralité des instruments est jouée par l’artiste et dont l’enregistrement s’est déroulé dans plusieurs endroits des États-Unis (ainsi qu’au Mexique) au gré des pérégrination du bonhomme. Un disque qui vous berce autant qu’il vous invite au voyage au gré de chansons délicieusement mélancoliques, parfaites compagnes de route pour s’évader, guitare sur le dos, un bouquin de Kerouac glissé dans la poche.

