Projet né de l’union de Sean Ingram (chanteur de Coalesce) et du musicien-producteur Josh Barber, Idle Heirs est un groupe de post-metal qui s’invite dans la danse initiée par des formations comme Cult Of Luna, Isis ou Amenra. “Life is Violence“ va peut-être perturber certains fans de l’ancien groupe d’Ingram, qui s’attendaient plus à du mathcore qu’à ce type de sonorités, plus posées et plus lancinantes mais toujours tendues lorsqu’il faut balancer du riff plus saturé. C’est un fait, notre homme avait d’autres envies, 16 ans après le dernier album studio du groupe qui l’a fait connaître.
Le disque prend le temps de nous faire entrer dans son univers relativement sombre, mais jamais totalement glauque, à l’image du Loose Tooth d’ouverture, plus post-rock (à l’écossaise, comprendra qui veut) que post-metal, et du très joli Momma de clôture, morceau acoustique d’une belle sobriété. Au milieu de ces deux parenthèses enchantées, Idle Heirs n’hésite pas à durcir le ton comme sur Rare Bird et son côté plus écorché vif ou sur l’énorme et ravageur Dead Ringer de presque 10 minutes. Tous les ingrédients d’un excellent album du genre sont réunis sur ce premier essai dont on attend déjà impatiemment la suite en espérant qu’il ne s’agit pas d’un simple one shot.

