Après un “Ultraritual“ (2023) d’excellente facture, Håndgemeng revient avec un second album tout aussi jubilatoire que son prédécesseur, une production un brin plus aboutie en plus. Le quintette navigue une nouvelle fois avec aisance entre la lourdeur du stoner, l’urgence du punk et un heavy-metal respectueusement emprunté à certaines formations des années 70. Bref, ça sent la sueur et la bière posée sur des amplis chauffés à blanc. On pense à Black Sabbath pour les fondations, à High On Fire pour l’énergie (Satanic Panic Attack), mais – surtout – aux compatriotes des protagonistes, Kvelertak, le versant rock progressif en moins, sans pour autant que l’ensemble sonne comme une copie des trois groupes précités, bien au contraire.
Car Håndgemeng a de la personnalité à revendre, et ça s’entend sacrément, encore plus dans la second partie du présent long format. Dès Earthwoman, on a l’impression de basculer dans une autre dimension. Le quintette norvégien lâche les chevaux pour galoper frénétiquement aux rythmes de solos endiablés issus d’une autre époque, soutenus par un groove imparable, avec un chanteur habité au timbre de voix rocailleux à souhait.
Et qu’importe si Håndgemeng ne révolutionne pas foncièrement les codes du genre. Avec “Satanic Panic Attack“, ces cinq bannis de l’Enfer nous offrent une véritable leçon totalement débridée de heavy-rock, bourrée de fun, de décibels, de riffs incandescents et de refrains à reprendre en chœur, de préférence avec une boisson houblonnée dans la main. Imparable et vivement conseillé.

