Pourquoi changer une recette qui fonctionne à merveille quand on s’éclate avec et qu’on se fiche de ce que diront les autres ? C’est sûrement ce qu’a dû penser le plus glam des artistes de Nashville avec son nouvel album. Oui, Gyasi continue de cultiver son amour pour le glitter, les platform boots et le glam-rock de David Bowie et Marc Bolan. Seulement, il maîtrise tellement bien son propos, compositions et choix de productions inclus, que la réussite est aussi insolente qu’elle peut déranger les puristes qui lui reprocheront d’avoir tout pompé sur ses illustres ancêtres.
Et comme s’il fallait en énerver d’autres, l’artiste ose même s’aventurer sur le terrain de Led Zeppelin avec un Street Life qui ne cache pas ses influences. Après tout, autant assumer sur toute la ligne. Est-ce neuf ? Non. Est-ce bon ? Carrément ! À défaut de réinventer la roue, Gyasi la fait tourner avec un plaisir malin non dissimulé qui nous entraîne automatiquement avec lui vers une époque bénie. Quoi qu’en pensent les grincheux, c’est tellement mieux d’écouter de « nouvelles » chansons dans ce répertoire, interprétées par de jeunes pousses talentueuses, que de se taper un énième groupe de reprises qui singe ses idoles sans autre forme de création artistique. Rock’n’roll !

