Après un excellent “Wire“ en 2021, accompagné par une intense activité scénique aux côtés d’Igorrr, Ministry ou encore Carpenter Brut, Horskh revient avec la même volonté de frapper vite et fort. Le trio affine encore un peu plus sa formule, une collision frontale entre électro hargneuse, indus incandescent et guitares compressées jusqu’à l’os. Ici, tout est pensé pour mettre l’auditeur sous tension. En onze morceaux expédiés en un peu plus d’une demi-heure, le groupe refuse tout superflu et privilégie une efficacité de tous les instants.
Si les fantômes des années 90 planent toujours sur l’ensemble (de Ministry à White Zombie, en passant par Cubanate), Horskh évite soigneusement l’écueil du pastiche. Sa production chirurgicale, son approche résolument contemporaine et des thématiques en prise avec les tensions de notre époque ancrent solidement l’album dans le présent. Une décharge nerveuse d’électro-indus, dense et savamment maîtrisée, qui confirme que le groupe français compte désormais parmi les références les plus crédibles du genre.

