Pas de concept alambiqué ni d’ambition démesurée chez The Clamps. La priorité est ailleurs, à savoir envoyer du riff, du vrai, celui qui cogne au plexus et donne instantanément envie de pousser le volume. Ce troisième album du trio italien déroule un heavy-rock crasseux, nourri à la Fuzz jusqu’à l’overdose, où stoner burné et punk’n’roll survitaminé s’entrechoquent avec une redoutable efficacité. On imagine sans peine les amplis au bord de l’implosion, les murs qui suintent la bière éventée, le tabac froid et le whisky de contrebande. Tout respire l’authenticité, sans calcul ni posture.
La recette n’a certes rien de révolutionnaire, mais elle est exécutée avec suffisamment de conviction pour faire mouche. Les riffs font le boulot, les morceaux vont droit au but et l’énergie ne retombe jamais. Les amateurs de Karma To Burn, de Motörhead ou, plus largement, de rock teigneux et accrocheur, devraient sans aucun problème y trouver leur dose.

