Près de cinq ans après “Engine Of Hell“, Emma Ruth Rundle revient avec “These Killing Times“, attendu le 18 septembre 2026 sur Errant Child, son propre label. Au travers de ce nouveau long format, l’Américaine entend prendre le pouls d’une époque qui ne cesse de se déliter. Troisième aperçu de l’album, God’s Picture avance sur la pointe des pieds : douceur, silences, fragilité des arrangements. Mais derrière cette apparente retenue, le propos est résolument frontal et socio-politique.
« God’s Picture est une méditation sur l’état du monde, en particulier sur la catastrophe climatique, les conflits mondiaux et les questions de classe », explique l’artiste. « Sur le plan musical, ce morceau fait le lien entre “Engine Of Hell“, avec la douceur de son piano et de sa guitare, et “These Killing Times“, qui est caractérisé par des arrangements plus riches et une portée thématique plus vaste. C’est aussi un plaidoyer pour le démantèlement de l’hégémonie occidentale. Accompagné d’un clip réalisé en collaboration avec de nombreux amis, et pour lequel j’ai minutieusement construit les décors durant l’hiver 2025-2026, God’s Picture constitue la thèse centrale de mon nouvel album. »
Présenté comme son disque le plus engagé à ce jour, “These Killing Times“ ne détourne pas les yeux du désastre en cours. Érosion des droits des femmes et des personnes LGBTQIA+, violences systémiques visant les minorités raciales, catastrophe climatique, creusement des inégalités, résurgence des autoritarismes, Rundle documente moins une actualité qu’un effondrement généralisé. Profondément humain, ce prochain album semble ainsi chercher une brèche dans le vacarme, non pour s’en extraire, mais pour continuer à regarder le monde en face.
Photo : © Kristin Cofer

