Cinq ans après son dernier long format (“Your Time To Shine“), Monolord sortira “Neverending“, un nouvel album prévu pour le 29 mai 2026 chez Relapse Records. Un retour qui ne se contente pas de prolonger l’existant, mais qui redéfinit les contours du trio suédois.
Pour donner naissance à “Neverending“, le groupe a quitté ses terres pour s’isoler à Ashland, dans l’Oregon, sous la houlette de Sylvia Massy, figure respectée ayant collaboré avec – entre autres – Tool, System Of A Down ou encore Johnny Cash. Une collaboration qui a débuté par une demande pour le moins surprenante : la productrice a demandé à Thomas Jäger (chant/guitare) l’intégralité des archives du groupe. « Elle voulait tout entendre, pas seulement les morceaux envisagés pour l’album, mais chaque riff, chaque idée laissée de côté », raconte le frontman. Jusqu’à des compositions vieilles de dix ans. De cette plongée dans les entrailles créatives de Monolord émergera une sélection précise : douze titres répétés, onze enregistrés, et finalement huit retenus. Le résultat ? Un disque à la fois resserré dans son intention et étonnamment ouvert dans ses horizons.
Premier aperçu de cette nouvelle direction, le morceau You Bastard, accompagné d’une vidéo captée lors des sessions d’enregistrement au pays de l’Oncle Sam. Porté par un groove plus nerveux qu’à l’accoutumée, le titre marque une inflexion notable. « Ce n’est pas vraiment ce que les gens qualifieraient de doom », nuance Jäger. « Il y a toujours cet ADN, mais mêlé à quelque chose de différent, presque inattendu. »
Depuis sa formation en 2013, Monolord n’a cessé d’élargir son spectre sonore. Une trajectoire que le batteur Esben Willems résume avec lucidité : « Ça a été une aventure folle, et ça continue de l’être. Je suis extrêmement fier de ce que nous avons accompli. Cet album incarne, d’une certaine manière, l’essence de tout ce que nous avons fait jusqu’ici. Et l’état d’esprit reste le même : devenir la meilleure version possible de nous-mêmes. »
Photo : © James Rexroad

