Avec “Wild Ones Never Die“, Thomas Frank Hopper franchit clairement une nouvelle étape et affirme ses ambitions. Pour son troisième album, l’artiste belge affine son identité sans renoncer à l’efficacité d’un rock qui sait où il va. Entre références discrètes à un certain classic-rock, blues-rock dépoussiéré et refrains aux épaules larges, le musicien privilégie l’efficacité sans pour autant laisser sur la touche les nuances. On pense aux escapades organiques de John Butler, au grain râpeux de The Black Keys et à la sensibilité de Ben Harper, mais Hopper ne se contente pas d’aligner les références. Il les digère pour bâtir un son plus personnel, où le son sans fard des guitares côtoie un vrai sens de la mélodie. La production, résolument contemporaine, évite le piège du revival poussiéreux. Le blues reste une racine, un refuge pour retrouver ses repères, jamais une prison.
Plus ouvert et plus assuré que ses prédécesseurs, “Wild Ones Never“ Die témoigne d’un artiste qui gagne en maîtrise sans perdre son goût pour l’intensité. Un disque de rock vivant, accessible sans être formaté, qui préfère la conviction aux effets de manche inutiles.

