En revisitant son effet historique, la marque new-yorkaise propose une pédale allant bien au-delà de la simple fonction de booster.
Petit retour en arrière. Nous sommes en 1968. Mike Matthews fabrique son premier effet pour guitare électrique. Et non, ce n’est pas une Big Muff… ni même une pédale. Le LPB-1 est un Clean Boost qui se présente sous la forme d’un petit boîtier relié à l’instrument. Il permet à l’époque d’envoyer plus de signal dans les amplis à lampes pour mieux les faire saturer d’entrée de jeu. Le passage au format pédale s’effectue avec le LPB-2 au cours des années 70, puis le LPB-1 revient au format Nano en 2006 pour faire son travail de Booster linéaire avec un seul potard. En tout logique, l’arrivée du LPB-3 a soulevé bien des questions. Diantre, un Booster avec autant de réglages… Ça a l’air génial, mais est-ce encore un Booster ? Car l’effet impressionne dès qu’on le sort de la boîte.
La totale, s’il vous plaît
Si le format reste de type Nano (très pratique pour les pedalboards déjà bien garnis), le choix des réglages est pour sa part terriblement vaste. On retrouve ici un volume (Boost), mais aussi un gain (Pre-Gain), une égalisation à 3 bandes avec médium paramétrique et deux sélecteurs, l’un pour passer de +20 dB à +33 db de Boost, l’autre pour affiner le réglage de l’égalisation en la rendant plus ronde ou plus saillante (ce que la marque nomme ici un Q Switch). On est à la fois dans la préamplification, l’égalisation complète et le Boost de signal. Un menu qui fait de ce LPB-3 un véritable outil pour sculpter votre son de manière précise en toutes circonstances.
Chirurgie esthétique
Sur un son purement clair, l’égalisation, redoutable, redonne vie à des micros un peu faiblards et transcende carrément ceux qui possédaient déjà un joli rendu. Il est facile d’amener un vraie rondeur et une jolie chaleur au son, comme de le rendre plus saillant et claquant en quelques tours de potards. L’avantage du médium paramétrique est de permettre de percer à travers le mix avec une aisance bienvenue quand on sait que c’est là que tout se joue ou presque avec une guitare électrique. Faites sonner une Les Paul de manière funky et donnez du corps à votre Stratocaster si besoin est. Tout est envisageable. On tient là un très bon préampli quand il est placé en début de chaîne. Quand on se sert du LPB-3 pour booster un son saturé, la magie opère de manière instantanée. Le son devient plus tranchant sans perdre de bas (avec les bons réglages), les harmoniques fusent, votre pédale de distorsion (votre canal saturé) chante comme jamais. Et si vous ne cherchez qu’à gagner du volume, sachez qu’en plaçant la pédale en fin de chaîne et en laissant l’égalisation avec tous les potards à midi, ça fonctionne très bien, à la manière du LPB-1 à l’origine de toute cette histoire. Plus qu’une mise à jour augmentée, un vrai plus dans le catalogue d’Electro-Harmonix, qui fait toujours autant de bien au son.
Photo : © Olivier Ducruix
Caractéristiques
- Type : Boost
- Contrôles : Pre-Gain, Boost, Bass, Treble, Mid Lvl, Mid Freq, Max 20 dB/33 dB, Q High/Low
- Connectique : Input, Output
- Dimensions : 114 x 70 x 53 mm
- Poids : 0,24 kg
- Origine : États-Unis
- Prix : 149€
- Contact : www.ehx.com

