TEST – COPPERSOUND PEDALS TRIPLEGRAPH

Jack White a toujours aimé les pédales de type Octaver. Mais en mettant à l’épreuve les ingénieurs de CopperSound Pedals, il a réussi à obtenir un modèle encore plus fou et créatif que jamais, Killswitch à l’appui.

Jack White est passionné par les effets qui sortent des sentiers battus. Lorsqu’il jette son dévolu sur l’un d’entre eux, il réussit en général à obtenir une version signature, fruit de la collaboration entre le fabricant à l’origine de la pédale et la marque Third Man qu’il a créée (et qui s’est fait connaître avant tout en tant que label discographique indépendant). Après la Gamechanger Audio Plasma Coil Pedal, l’Anasounds La Grotte ou encore la Triple Threat Donner Effects Pedal (pour n’en citer que quelques unes) sorties sous la bannière Third Man Hardware, c’est au tour de la marque CopperSound Pedals de fricoter avec le musicien. Le résultat de cette entente se nomme Triplegraph. On y retrouve cet incroyable footswitch à ressort rappelant le levier qui servait à l’époque à communiquer en morse et qui a donné naissance à l’excellent Killswitch Telegraph. Sauf qu’ici, trois leviers sont de la partie. Car le Triplegraph intègre certes le Killswitch en question, mais aussi un Octaver piloté par deux footswitches distincts (un pour l’octave du dessous, l’autre pour celle du dessus). À cela s’ajoutent moult variations qui rendent cet effet original, décalé et terriblement créatif.

Toutes options comprises
Trois pédales pour trois effets… voire plus ! À la base, le footswtich central pilote le Killswitch, celui de gauche l’octave inférieure et celui de droite l’octave supérieure. Mais ce n’est pas tout. Car il est possible d’assigner deux modes de fonctionnement différents aux footswitches des octaves : Momentary (effet actif tant qu’on garde le pied sur la pédale) et Latching (effet classique toujours allumé jusqu’à ce qu’on le désactive en rappuyant sur la pédale). Et côté Killswitch, on a le choix entre le fonctionnement qu’on attend de cet effet (couper le son quand on appuie sur la pédale) et celui de s’amuser à activer une pédale externe en mode Momentary grâce à la présence d’une boucle d’effet reliée au footswitch central. Des possibilités qui, automatiquement, présagent de folles expérimentations pour faire bouger votre son de manière créative.

Son 1 : sans effet – Son 2 : avec Octave du dessous (Latching) – Son 3 : avec Octave du dessus (Latching) – Son 4 : avec les deux Octaves (Latching)

Son dessus, dessous
Pour obtenir un son à la Jack White, on choisit de placer une Fuzz après le Triplegraph. En mode Latching, on retrouve ce côté typique du son du guitariste obtenu à l’époque avec un POG d’Electro-Harmonix (l’Octaver est aussi numérique chez CopperSound Pedals). Les notes sont claires, définies, et peuvent fonctionner de manière polyphonique sans décrochage. Certes, on ne possède pas de potard pour doser chaque octave, mais le seuil fixé par la marque ressemble déjà à un sweet spot dont l’équilibre séduit d’emblée. La souplesse et le côté suffisamment rapproché des sélecteurs permet en outre d’activer, par exemple, le son pur de l’octave et de couper celui du son non traité en appuyant sur deux footswitches en même temps. En mode Momentary, cela donne un petit côté Whammy (en moins caricatural) qui permet de déclencher de jolis accents sur certains riffs ou lors d’un solo.

Son 1 : sans effet – Son 2 : avec Octave du dessous (Temporary) – Son 3 : avec Octave du dessus (Temporary)

Coupez !
En reliant un effet extérieur à la boucle, on a pu aussi apprécier le fait de transformer un Phaser ou une autre modulation en intervenant sur l’interrupteur de Killswitch en mode Momentary. Mais on très vite voulu retourner sur la fonction première de cette pédale qui offre cette saveur particulière et a fait le succès de plans joués par Van Halen ou Tom Morello. L’autre détail qui nous permis de nous amuser encore plus tient au fait de pouvoir placer une des octaves en mode Latching et l’autre en Momentary. Nous voilà avec l’octave du dessous continuellement activée à laquelle on s’amuse à ajouter celle du dessus par instants, suivant la manière dont on joue les notes (en décidant aussi d’appuyer sur le Killswitch parfois en même temps pour obtenir encore d’autres résultats). Un véritable outil pour délivrer du fun et créer de nouveaux sons.

Cette nouvelle collaboration entre Jack White et un fabricant qui a su se démarquer fait à nouveau des étincelles. La Triplegraph est la preuve que l’échange entre concepteurs et musiciens porte toujours ses fruits quand chacun est à l’écoute de l’autre.

Son 1 : avec Killswitch – Son 2 : avec Killswitch et Octave du dessous (Latching) – Son 3 : avec Killswitch et Octave du dessus (Latching)

Caractéristiques

  • Type : Octaver / Killswitch
  • Contrôles : Aux/Kill Mode, Momentary Octave / Latching Octave (X2)
  • Connectique : In, Out, Return/Send
  • Dimensions : 118 x 187 x 37 mm
  • Poids : 0,12kg
  • Origine : États-Unis
  • Prix : 499€
  • Contact : www.fillingdistribution.com

Matériel utilisé pour les samples audio
– Custom 77 London’s Burning CS3 (Type Les Paul)
– Squier Vintage Modified Jazz Bass ‘70s
– Two Notes Torpedo Reload
– Interface Audio Zoom R16
– IK Multimedia ToneX