Pour une première réalisation, ce duo guitare/batterie originaire de Los Angeles n’a visiblement pas choisi la voie de la facilité. Enfermé une journée en studio, les deux compères de Jurassic Witch ont capturé quatre titres en conditions live, sans le moindre overdub, histoire de préserver toute la sauvagerie de l’entreprise.
Durant 37 minutes, doom occulte, sludge poisseux et réminiscences bluesy s’entrechoquent dans un déluge de Fuzz dégoulinante à souhait. Les amateurs de Black Sabbath et Sleep devraient trouver ici de quoi nourrir leurs penchants les plus malsains : accordage abyssal (imaginez une baryton en drop G !), vocaux maléfiques et riffs aussi lourds qu’un parpaing viennent s’écraser sur une batterie au son pachydermique. Pas de fioritures ni de polissage. Ça rampe, ça gronde, ça écrase. Une expérience aussi primitive que radicale, à réserver aux tympans solidement constitués.

