Derrière ce titre faussement désinvolte se cache un second album chargé en Fuzz où chaque note transpire l’effort et la tension Ici, la « laze » (paresse) n’est qu’un clin d’œil car musicalement, Giant Lungs ne lève jamais le pied et propose une conséquente collection de riffs qui font mouche. Une belle preuve que la formation originaire d’Augsbourg a pris du galon depuis son excellente première réalisation en 2023.
Dès les premières mesures, les guitares au sustain généreux prennent le contrôle. Giant Lungs construit ses morceaux sur des riffs épais, hérités autant du stoner sablonneux cher à Kyuss qu’au grunge des années 90. Pas de shred inutile, mais un travail précis sur la répétition, avec ces motifs cycliques qui s’incrustent dans les oreilles et font hocher la tête malgré soi. Les guitares respirent, laissent de l’espace, et gagnent en impact, refusant de céder à la démonstration. La production, brute et sans fioritures, met clairement l’accent sur le son avec un grain judicieusement organique et une dynamique maîtrisée. “Praise The Laze“ est le genre d’album qui prend tout son sens quand on se concentre sur les textures, les attaques et la manière dont les riffs s’emboîtent.
Sans chercher à réinventer le heavy-rock, Giant Lungs livre un disque solide et cohérent. Un album taillé pour ceux et celles qui savent que la puissance tient souvent à un bon riff, bien joué, au bon moment.

