CATCHY PERIL – Catchy – (No Need Name)

Après un EP en 2024 au titre volontairement irrévérencieux (“Disco Sucks“), Catchy Peril réalise un premier long format énergique et plutôt bien ficelé. Pas de révolution en vue, mais une manière personnelle et affirmée de faire grincer les mécaniques, avec cette urgence presque instinctive qui accroche dès l’entame.

Le disque avance sans détour : riffs secs, refrains mémorisables instantanément pour bon nombre d’entre eux, tension nerveuse permanente et mélodies qui respirent. On navigue entre une fougue post-punk jamais totalement contenue et une sensibilité plus indie-rock, qui vient fissurer l’ensemble juste au bon moment. Les guitares crunchent, la section rythmique tient la baraque sans en faire trop, et la voix, légèrement éraillée, apporte cette touche d’imperfection qui fait toute la différence.

Si “Catchy“ porte bien son nom avec une vigueur communicative à souhait, le quatuor sait faire preuve d’un certain savoir-faire quant à injecter de la nuance dans un format court (moins de 34 minutes au compteur) et globalement frontal. Derrière l’efficacité des morceaux se cachent des arrangements malins et une vraie science du contraste avec des couplets tendus, des refrains qui explosent, le tout traversé parfois par des passages plus mélancoliques.

Encore un peu rugueux, ce premier véritable album n’en est pas moins terriblement vivant grâce à une sincérité palpable. Un disque qui ne cherche pas à tout prouver, mais qui donne déjà de bonnes raisons d’y croire.