Dans le folklore japonais, le Baku est une créature fantastique dont la principale caractéristique est de dévorer les cauchemars des humains endormis. Le quintette originaire de Valence s’est donc inspiré de ce monstre nocturne pour le nom du groupe, mais également pour développer tout un concept autour de ce mythe, en transposant en musique trois phases que sont le sommeil, l’éveil et le réveil.
Composé de cinq tableaux sonores portant tous le même titre (Opposite I, Opposite II, etc…), “Soma“ est un imposant pavé de post-metal épais et exigeant, d’une rare intensité (les morceaux s’étendent de 8 à plus de 12 minutes), certes pas toujours facile d’accès pour les novices dans le genre, mais habilement entrecoupé de passages plus calmes aux ambiances quasi cauchemardesques. Une première réalisation bluffante de maîtrise, autant en termes de production qu’au niveau de la qualité des compositions, qui place Båkü directement dans la cours des grands, juste à côté de Cult Of Luna, Amenra et Neurosis. Ni plus ni moins. Grosse claque garantie pour peu que vous aimiez les groupes précités.

