Avec “Terminal“, Could Seed confirme que le post-rock français a encore quelques territoires à explorer, même lorsque les cartes semblent déjà dessinées. Deux ans après “The Drop Crisis“, le quatuor originaire du Mans remet le couvert avec sept compositions entièrement instrumentales qui jouent habilement sur les contrastes. D’un côté, des guitares aériennes, des motifs délicats et des mélodies suspendues ; de l’autre, des déflagrations électriques qui viennent fissurer le calme et donner du relief à l’ensemble.
La recette évoque forcément certaines têtes d’affiche du genre, telles que Russian Circles, Mogwai ou God Is An Astronaut, mais Could Seed ne se contente pas d’aligner les montées en puissance et les explosions attendues. Derrière les titres, dont les noms réunissent références mythologiques et figures ancestrales, “Terminal“ cultive une véritable dynamique narrative, alternant retenues et passages plus musclés, sans sacrifier la cohérence de ses morceaux.
Tout n’échappe pas aux réflexes du genre, parfois tenté de confondre intensité et volume, mais le groupe manceau gagne indéniablement ici en assurance et affine ses propres contours. Un second album solide, qui préfère l’évolution patiente aux grands effets et dessine une trajectoire encourageante.

