Produit par Sylvia Massy (la dame a travaillé avec System Of A Down, Johnny Cash, Deftones, Red Hot Chili Peppers, Smashing Pumpkins…), troisième album sous le bras, God Damn revient foutre un sérieux coup de latte dans la fourmilière noise-rock britannique. Entre brûlots garage abrasifs, échappées indie-rock sous tension et montées de Fuzz qui sentent les amplis chauffés à blanc, le trio anglais avance avec une rage débordante, jamais factice. Derrière des structures parfois étonnamment accrocheuses se cache pourtant un disque constamment au bord de l’implosion, où chaque riff semble prêt à déraper dans le chaos.
Si l’ombre de Metz, des Queens Of The Stone Age ou encore des furieux The Eighties Matchbox B-Line Disaster plane régulièrement au-dessus de ces morceaux, God Damn évite soigneusement le simple exercice de style. Le groupe possède ce supplément d’âme et cette science du riff destructeur capables de transformer une déflagration noise en véritable machine à obsession. Tout s’entrechoque, grince, sature, mais l’ensemble conserve une remarquable cohérence, porté par une intensité de chaque instant.
Un disque direct (dans ta face) et jubilatoire, qui vous lessive les tympans tout en laissant derrière lui une furieuse envie d’y replonger.

