Pour annoncer son prochain album attendu le 28 août 2026 via Spinefarm, Airbourne a choisi une voie inattendue, à savoir une lettre ouverte adressée à Lemmy Kilmister. À la plume, Joel O’Keeffe, guitariste et chanteur du quatuor, qui s’adresse à son mentor disparu comme on ravive une flamme jamais éteinte. Un geste aux allures d’hommage quasi mystique.
Cher Lemmy,
Eh bien, mon pote, ça fait un bail qu’on ne s’est pas dit salut ni qu’on a partagé la scène ensemble. On n’a jamais oublié ce que tu nous as dit : « quoi qu’il arrive, restez fidèles à vous-mêmes. Ne vous souciez pas de toutes ces conneries de l’industrie musicale. Faites de la musique qui plaira à vos roadies. Parce qu’ils ont écouté vos morceaux plus que quiconque, et s’ils les aiment, tout le monde les adorera. »
Mon pote, on l’a fait…
L’ombre de Motörhead plane depuis toujours sur le parcours d’Airbourne. Bien plus qu’une influence musicale, Lemmy incarnait une boussole, une manière d’être et de survivre dans l’industrie musicale sans jamais trahir l’esprit du rock’n’roll. Cette filiation s’était matérialisée de façon aussi improbable que symbolique en 2009, lorsque Lemmy apparaissait en camionneur dans le clip de Running Wild.
Mais au-delà du clin d’œil, c’est surtout en coulisses que la transmission s’est opérée. Lors de ce tournage nocturne hors du temps, Lemmy avait pris le groupe sous son aile le temps d’une conversation restée gravée. Conseils francs du collier, philosophie de vie, vision sans filtre de l’industrie : autant de paroles qui ont façonné l’identité d’Airbourne à ses débuts. Une rencontre fondatrice, dont l’écho résonne aujourd’hui dans cette annonce pas comme les autres, entre respect des racines et fidélité à une certaine idée du rock.
Et quoi de mieux pour accompagner cette lettre imaginaire et touchante qu’un Live After Death, premier extrait plein de vie et toujours aussi efficace ?
Photo : © PR Brown

