Nouvel extrait tiré de l’album “Green Screens“ (attendu le 24 avril 2026 chez Le Cèpe Records), Gold Medals est une plongée acide dans un monde où le vernis de la « cool attitude » craque à chaque battement de basse. Ici, le post-punk se fait glacial mais dansant, ironique mais sans jamais décrocher du réel. Dust Lovers observe, dissèque, toujours avec une bonne dose de second degré.
“Green Screens“ promet un territoire sonore où les angles sont vifs, les textures sombres, autrement dit qui privilégie clairement les zones d’ombre aux lumières trop flatteuses. Gold Medals en est la parfaite vitrine : un groove tendu comme un câble haute tension, des claviers qui givrent l’atmosphère, et un chant qui suinte le sarcasme.
Mais c’est surtout dans son regard que le morceau frappe. Le clip met en scène une caricature grinçante, celle d’un masculinisme bodybuildé, shooté à la testostérone et aux mantras de performance, pour mieux démonter la mythologie toxique du dépassement de soi version réseaux sociaux. Une satire au vitriol, qui ne prend pas de gants.
Et comme pour rester fidèle au thème du diktat de l’urgence dans notre société, le groupe a joué contre la montre : clip tourné, monté et balancé en ligne en moins de 36 heures, par une équipe réduite à deux personnes. Pas de filet, juste l’énergie brute.
Photo : © Emmanuel Mazy

