Originaire de San Fernando, dans la banlieue de Los Angeles, Violet Grohl a grandi là où les amplis font office de berceuses. Difficile d’échapper à la musique quand on est la fille de Dave Grohl. Mais réduire son parcours à un simple héritage rock serait passer à côté de l’essentiel : Violet écrit ses propres morceaux dès l’âge de 12 ans, affirmant très tôt une voix et une sensibilité qui ne doivent rien au hasard.
En 2020, elle apparaît sur Making A Fire, extrait de “Medicine At Midnight“ des Foo Fighters. Première incursion officielle dans la discographie familiale, mais déjà une manière de s’en affranchir. Cinq ans plus tard, en 2025, elle monte sur scène aux côtés des membres survivants de Nirvana lors du concert caritatif Fire Aid. Un moment chargé d’histoire, presque symbolique, où passé et futur du rock alternatif se croisent le temps d’un set.
Depuis ses débuts, Violet Grohl façonne un univers personnel, nourri par des figures aussi indociles que Björk, PJ Harvey, Madonna ou Sinéad O’Connor. Des artistes qui ont en commun le goût du risque et une certaine idée de la liberté créative, deux qualités que l’on retrouve dans ses premières compositions.
En 2024, la chanteuse franchit un cap en rencontrant le producteur Justin Raisen, connu pour ses collaborations avec Charli XCX, Kim Gordon ou Kid Cudi. Ensemble, ils posent les bases de son premier album studio, un projet annoncé comme audacieux et viscéral. Les singles Applefish et Thum en offrent un aperçu via des mélodies sinueuses et une énergie brute, avec une préférence pour le premier nommé, plus affirmé – et original – que son successeur.
« Je suis plus qu’impatiente de partager enfin un petit bout de ce sur quoi j’ai travaillé en 2025. J’ai fait ces morceaux avec les musiciens les plus badass », confie-t-elle. Une déclaration à l’image de son ambition : directe, décomplexée, prête à en découdre. Violet Grohl avance ainsi sans renier ses racines, mais avec la ferme intention d’écrire sa propre histoire. Un nom (et un prénom) à surveiller de près.

