ELECTRO-HARMONIX – Une version basse pour la Big Muff Pi 2

Dans la galaxie des Fuzz mythiques, difficile de passer à côté de la lignée Big Muff. Véritable pilier du catalogue Electro-Harmonix, cette légendaire pédale a traversé les décennies, évoluant au gré des circuits et des modes. Mais certaines versions sont restées à l’état de fantôme… jusqu’à aujourd’hui.

La Bass Big Muff Pi 2 s’inscrit précisément dans cette catégorie. À l’origine, tout commence avec Josh Scott, boss de JHS Pedals, passionné d’archives et fin limier lorsqu’il s’agit d’exhumer des schémas oubliés. En explorant l’histoire de l’enseigne new-yorkaise, aidé par Daniel Danger, historien pour qui Electro-Harmonix n’a plus de secrets, il met la main sur le circuit d’une version alternative de la Big Muff OP-Amp – une déclinaison à deux amplis opérationnels montés en série – qui, pour des raisons restées obscures, n’avait jamais vu le jour.

Plutôt que de laisser cette curiosité dormir dans un tiroir, l’idée germe : pourquoi ne pas lui offrir enfin une existence concrète ? De cette redécouverte naît la Big Muff 2 (puis la Big Muff Pi 2, commercialisée par EHX), résurrection officielle d’un design avorté, fidèle à l’architecture OP-Amp, mais pensée avec les standards actuels de fabrication. Techniquement, on retrouve donc ce fameux montage à deux amplis-op en cascade, responsable d’un grain plus incisif que les versions à transistors. Le résultat ? Une Fuzz dense, compacte, avec ce sustain quasi infini qui a bâti la réputation du modèle, mais assortie d’une attaque plus franche et d’un haut du spectre mieux défini.

Après quelques mois d’existence en version « standard », il était logique de voir débarquer une déclinaison taillée pour les bassistes. Une stratégie déjà éprouvée par la marque, qui avait proposé par le passé des adaptations basse de modèles comme, par exemple, la Lizard King, petite sœur spécialisée dans les fréquences basses de la Lizard Queen.

Avec la Bass Big Muff Pi 2, l’objectif est clair : conserver l’ADN massif du circuit OP-Amp, tout en préservant l’assise dans le bas du spectre. Autrement dit, offrir aux bassistes cette saturation épaisse et granuleuse sans sacrifier la fondamentale, condition indispensable pour rester solide dans le mix. Un clin d’œil au passé, une vraie proposition sonore pour le présent : voilà une Muff qui n’a clairement pas fini de faire vibrer les membranes. Tarif annoncé : 137€.